Bonjour tout le monde !

Posté par celineconte le 8 avril 2009

Bonjour tout le monde et bienvenu sur mon blog

Voilà je suis IBODE infirmière de bloc opératoire diplômée d’état, une profession que j’ai choisi, déjà enfant, infirmière était ce que je voulais faire.

Je crée mon blog car j’aime mon métier, que j’ai des coups de gueule et des idées que je veux exprimer et partager.

Mon métier c’est un peu ma passion, pour tous les patients que je soigne, que j’écoute, que j’aide, je souhaite le protéger, l’améliorer, même si cela est prétentieux de ma part.

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Le badigeon, et alors….!

Posté par celineconte le 22 décembre 2009

LE BADIGEON, et alors…        !

 

 

J’ai remarqué que beaucoup d’acteurs du bloc opératoire ne savent pas badigeonner.

Force est de constater que nous n’avons pas tous appris de la même façon.

Alors je me suis dit : je vais faire des recherches pour prouver ce que je dis, ce que je fais, ce que j’avais appris jadis à l’école d’infirmière.

Je n’ai pas retrouvé mes cours.

Je n’ai pas trouvé sur Internet la méthodologie type de l’antisepsie dermique et surtout du badigeonnage.

Je me souviens très bien du cours magistral sur les pansements à l’école d’infirmière cela fait déjà quelques années mais pour l’appliquer tous les jours c’est facile de s’en rappeler.

Même si nous n’enroulons plus la compresse autour de la pince kocher, la base doit rester la même :

- on commence par le trait de la future incision tout en faisant roulé son tampon puis technique de l’escargot (pour une peau saine),

- on ne retrempe pas son badigeon on le change,

- on ne revient pas sur un endroit déjà badigeonné,

- un badigeon sert à peu prés pour un carré de 40 sur 40 cm,

- on n’enroule plus la compresse autour de la kocher on plis la compresse et on la coince fermement dans le porte tampon, ce n’est pas un pinceau,

- on laisse sécher l’antiseptique.

 

Si nous les infirmières nous ne respectons pas ces principes de bases, si nous les infirmières nous n’apprenons pas à nos futurs chirurgiens et médecins les bonnes pratiques les plus élémentaires, qui va le faire,  puisque dans le cursus des études médico-chirurgicales ces techniques sont un peu oubliées ou placées dans un rang de moindre importance.

Personnellement, j’aime et je respecte ma profession j’ai regroupé dans un petit recueil tous les bons principes au bloc opératoires, principes si simple que l’on oubli si souvent !!!!

 

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j’en ai marre

Posté par celineconte le 17 mai 2009

Dimanche soir, demain boulot, je n’en ai vraiment pas envie, qu’est ce qui m’arrive moi qui aime tant mon boulot.

Le plus dur à supporter ce n’est pas le travail par lui même, la quantité, le manque d’effectif, le plus dur à supporter ce sont les collègues.

Les inégalités au travail, entre ceux qui ne veulent pas faire ceci ou cela, qui ne veulent par travailler avec untel, ceux à qui il leur faut 5 minutes de pause toutes les heures ….

Et ce qui font tout et qui se crèvent par conscience et rigueure professionnelle.

Tout ceci est visible personne ne dit rien ! et le chef dans tout ça …..

« Vous n’ètes pas égaux en temps de pause » voilà une remarque d’un des boss
Et quand tu ouvre ta bouche pour dire que tu ne trouve pas ça normal, que c’est injuste tu te prends des retomber nucléaire sur le bout du nez.

Quelle ambiance !!!! c’est dans ces conditions que je me demande s’il n’est pas temps de changer.

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fiche de poste

Posté par celineconte le 8 avril 2009

A QUAND LA RECONNAISSANCE DE TOUTES LES MISSIONS DES IBODES

« AVANT DE PANSER IL A FALLU PENSER ET FAIRE !!!! »

Accréditation, certification, audit, qualité non ce n’est pas un amalgame, ni une énumération sans sens, ce sont les différents cadres des experts qui enchainent leurs visites dans les établissements de soins. Des chiffres tombent dont un : la salle n’est pas utilisée en totalité dans le temps, 50 % seulement. Mais voilà 50 % : qu’est-ce que cela signifie ? Comment est on arrivé à ce chiffre ?

C’est la présence du patient en salle car ces 50 % ont été calculé avec l’heure d’entrée et de sortie du patient.

Aux reconstitutions, les 50 % tombent, interprétations et raisonnements fusent : « les infirmières ne travaillent donc que 50% ! ».

Alors qu’en est-il du travail hors présence du patient, fait par toutes ses petites mains anonymes, sans lesquelles l’intervention voire toute la vie du bloc opératoire serait impossible.

Préparer une intervention, ouvrir la salle, vérifier le matériel ne sont pas des actes sans temps, de cinq minutes à une heure. Si on prend une moyenne de vingt interventions par jour, faites le calcule ? Puis après l’intervention,  il y a la remise en état du bloc, la reconstitution des stocks, etc…

Et en amont de cette préparation, il a fallu créer sa fiche de préparation  mais aussi sa fiche technique qui détail chaque geste de l’intervention. La dernière fiche technique, un travail de huit heures a été nécessaire pour la confectionner et quand trouver ce temps ? Sur un temps personnel à domicile ; ce n’est vraiment pas une solution. Mais pourtant ces fiches sont bien utiles surtout quand il s’agit d’une nouvelle chirurgie pour l’expliquer à ses collègues.

Commander, réceptionner, stocker, approvisionner, en dispositifs médicaux le bloc opératoire est aussi un travail très chronophage. Avez-vous déjà vu le panel de DM sur un bon de commande plus de mille références ? 

Former et se former est un temps aussi très important, sans formation pas d’évolution possible. Il faut du temps pour former un nouveau venu ou un élève stagiaire.

Informer et s’informer, aller au congrès parfois sur du temps personnel. Comment peut-on envisager toute une carrière au bloc opératoire sans se former et se remettre en question ? Mais là, il s’agit d’un autre sujet qui mériterait à lui seul un article.

Ecrire, réviser, évaluer nos pratiques professionnelles, ça ne vous rappelle rien !!!

Et les missions transverses, comme par exemple :

- informatiser les blocs,

- modifier une salle où parfois des groupes de travail sont mis en place,

- filmer une intervention, nécessite du temps de préparation mais ensuite du temps pour monter le film.

 

Le temps ; ce n’est pas 50% qu’il faudrait mais 300%.

L’IBODE n’est pas seulement circulante, instrumentiste ou aide-opératoire c’est aussi un préparateur, un organisateur, un gestionnaire, un rédacteur, un metteur en scène, un informaticien, un formateur … bien sur tout à un moindre degré, mais qui nécessite du temps pour pouvoir offrir au patient les meilleurs conditions possibles lors de son passage au bloc opératoire.

La fiche de poste d’une IBODE est un éventail multicolore certes selon les particularités et l’intéressement de chacun les couleurs primaires peuvent se décomposer en une multitude de nuances.

Et oui un IBODE peut non seulement pAnser mais aussi pEnser !!!

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Tranche de vie au bloc operatoire

Posté par celineconte le 8 avril 2009

TRANCHE DE VIE AU BLOC OPERATOIRE

Je vais vous raconter ma petite histoire, mon petit séjour au bloc opératoire.

            Je m’appelle Adam, j’ai 5 mois, je suis né avec une grosse pathologie cardiaque, au début de ma maladie on ne savait pas que c’était mon cœur, j’avais du mal à respirer, comme une bronchiolite c’est fréquent. Et puis après plusieurs visitent chez les docteurs, je suis finalement rentrée dans un endroit que l’on nome clinique.

Lundi matin j’arrive au bloc, une gentille infirmière m’accueille, tout le monde me fait des risettes, elle me met des autocollants un peu partout des bracelets aux bras et aux orteils, puis un monsieur aux yeux bleus,  je voie que ses yeux, ils sont comme les miens, me met quelque chose sur ma bouche, beurk ça sent pas bon ! Mes paupières sont lourdes j’ai envie de dormir.

Maintenant je dors des docteurs et des infirmières toutes vertes bougent autour de moi.

Même pas mal  la piqure, une pique sur ma main, une autre dans le pli de ma main, une autre encore dans mon cou … Un truc dans le nez, un autre truc dans mon zizi, je crois que je suis prêt, un autre docteur arrive.

On me recouvre de drap, et on m’ouvre entre les deux boutons du ventre, un petit air froid passe sur mon cœur.

Canule, CEC, clamp, fils…. on me répare le cœur. C’est difficile mais le chirurgien y arrive.

C’est fini on ma refermé j’ai trois tuyaux en plus mais ça va.

Je suis de nouveau dans mon lit, j’ai fait un petit tour de lit roulant et je suis dans une autre pièce avec d’autre infirmières très gentilles qui s’occupent de moi. Elles me donnent à manger par tous les tuyaux, et ce que j’adore elles me massent un peu partout.

La nuit arrive je me sens un peu faible.

Au petit matin du mardi, je ne sais pas ce qui se passe mon cœur est tellement fatigué qu’il s’arrête, le monsieur aux yeux bleus appuis fort et rapidement sur mon cœur et tout le monde s’agite autour de moi.

Me voilà de nouveau dans la grande salle bleue avec le soleil juste au dessus de moi mais on me le cache vite.

Un petit courant d’air froid repasse sur mon cœur, et on me remet des canules ils parlent d’assistance parce que mon petit cœur a souffert : il est trop fatigué.

Dans l’après midi j’entends une petite voix je la connais c’est la première que j’ai entendu il y quelques mois,  c’est maman.

Toute la nuit, toute mon équipe est restée autour de moi.

Mercredi, je suis toujours dans la grande salle bleue, il l’appelle le bloc, je n’ai pas bougé d’un millimètre la machine ronronne à coté de moi, mon sang circule dans ses tuyaux.

Jeudi, le docteur me refait mon pansement il en profite pour enlever un peu tous les draps qui me recouvrent. J’ouvre les yeux le grand soleil est toujours là. On me fait la toilette que ça fait du bien plusieurs mains me massent, Maman et papa viennent me voir ils sont aussi déguisés en vert.

Maman dit : « - il est beau mon fils », puis avant de partir elle me dit : « - tu es un champion tu vas leur montré que tu vas y arriver. »

Vendredi, ça n’a pas marché, on me laisse encore les tuyaux,  mon VG, comme j’entends dire, est au tapis. On m’a mis un truc froid sur mon sternum, c’est l’écho, un mot que je connais maintenant et ils ont vu dans une petite télé mon cœur qui ne bougeait pas comme ils l’auraient voulu.

Samedi, dimanche, le weekend end, a part les visites de maman et papa il n’y a pas grand  monde ici. Je n’ai pas entendu toutes ses petites voix me disant « ça va aller Adam tu vas y arriver ».

Lundi, et oui je suis toujours là. Tiens une voix que j’ai déjà entendu « coucou Adam comment ça va bonhomme » et une petite caresse.

Une personne s’occupe de moi 24h /24h, on me tourne la tête régulièrement et on me masse sur toutes les parties de mon corps accessibles mes deux mains, mes deux pieds, ma tête, une main glisse parfois sous mes fesses ça me fait du bien.

Et voilà nous sommes à une semaine complète d’assistance, ça fait donc une semaine que je suis allongé sur ce lit-table et je n’ai pas bougé d’un millimètre demain ils vont arrêter l’assistance …

Maman et ma grande sœur sont venues me voir aujourd’hui, elles  semblent  plus triste que d’habitude, t’inquiète pas maman je suis ton champion je vais me battre, je vais faire mon maximum.

Mercredi, 8 jours sous assistance, ils ont décidé d’arrêter la machine, ça a l’air d’aller. Je n’ai plus de canules. Enfin on me bouge et on me remet dans mon lit, et de nouveau un tour en lit roulant. Je suis de nouveau en réanimation.

Mais que ce passe t’il je suis fatigué, mon cœur s’arrête c’est fini je suis mort ils auront tout essayé mais mon petit cœur était vraiment trop fatigué.

 

Adam nous a quitté le mercredi 21 janvier 2008.

 

Mon Coup De gueule

Doit- on, avons-nous le droit de ressentir quelque chose lorsque l’on perd un patient même si l’on travaille au bloc opératoire ?

Un enfant de 5 mois est décédé après 8 jours d’assistance circulatoire au bloc opératoire. Après l’avoir sevré de l’assistance il est retourné en réanimation malheureusement il a fait un arrêt cardiaque deux heures après.

Quand cet enfant était au bloc, j’ai souvent été le masser, lui parler, le caresser, et j’ai été très triste, déçue qu’il n’ait pas survécu. J’avais déjà travaillé sur ses situations douloureuses, ce fut le thème de mon mémoire d’école d’infirmière, ces situations que peuvent rencontrer une infirmière et bien sur ce n’était la première situation difficile que je vivais.

Je pense que j’ai bien géré mon stress car il s’agit d’un stress. J’ai aidé en écoutant certains de me collègues qui comme moi s’occupaient fréquemment de l’enfant.

La clinique où je travail a une, à mon sens, la bonne initiative, celle de faire un groupe de parole avec un psychologue.

Mais voila aujourd’hui ce qui m’affecte le plus, ce sont les moqueries de mes collègues, et d’entendre dire : -« je ne conçois pas ceci, nous sommes des infirmières on n’en a pas besoin, si non, on ne fait pas ce métier ».

Autrement dit on ne doit pas souffrir, rester de marbre avoir un cœur de pierre.

Certes je me rappelle très bien de mes cours sur l’empathie, mais l’empathie n’est pas un refouloir à sentiment humain.

Si je devais écrire un nouveau travail d’intéret professionnel le thème en serait : Redimensionner le côté humain au bloc opératoire.

 

 

 

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